L’automne

Le bout du nez qui gèle dans une mini- goutte glaciale, les doigts constamment pliés en poing à l’intérieur des gants, de mouchoirs remplies les poches. Le frôlement des feuilles. Feuilles, feuilles partout en tapis, en pyramide, en cascade. Inondées de pluie rouge, orange, jaune- fluo incessante. Un manège au toit sale, complètement trempé. De l’eau de Seine et ses canaux encerclant étroitement Paris. La nuit tombant à 16h. Des platanes ridés, des érables juteux dans un feu de broussailles arides, éclatées par le vent de l’aube. De l’écorce exfolié. Des fleurs en boules violet clair serrées l’une contre l’autre dans la fraîcheur. Du velouté onctueux de potiron, à la cannelle, aux raisins secs et à la confiture d’abricots. Des promenades sous le soleil doré, l’odeur des poneys fatigués. Des enfants en mouvement sous des statues éternelles écaillées. Un lion blanc qui a pris froid.

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